Montfaucon – église Saint-Barthélémy

Montfaucon, Quercy, Guyenne

Le village de Montfaucon (Montfaucon, 46) est une ancienne bastide fondée en 1291 par la volonté du roi Edward Ier d’Angleterre. Installée sur un pech à 300 mètres d’altitude, à cheval sur les anciennes paroisses de Séniergues (Séniergues, 46) et de Sant-Vézian (église disparue à 700 m à l’est du village de Montfaucon), cette bastide venait asseoir l’autorité du monarque dans les nouveaux territoires quercynois récemment acquis, à la suite du traité signé avec le roi de France Philippe le Bel en 1286 à Villefranche-du-Périgord.

Le gascon Elie de Caupenne, sénéchal du roi d’Angleterre, semble avoir acquis le lieu du seigneur Fortanier de Gourdon et plusieurs actes transcrits dans les « Rôles Gascons » montrent qu’en 1293, la petite ville était déjà édifiée et avait reçu une charte de coutumes du même sénéchal. Un bayle, représentant du roi y tenait l’autorité et administrait les domaines royaux1.

La chapelle primitive édifiée près du fort, fut d’abord une annexe de l’église Saint-Martin de Séniergues. À l’issue de la Guerre de Cent Ans, comme une bonne partie du Quercy, la place de Montfaucon était largement ruinée et dépeuplée. L’église voisine dédiée à Sant Vézian était détruite, et la chapelle du bourg fut agrandie et devint l’église nouvelle de la communauté.

L’édifice actuel montre des éléments architecturaux s’étalant du XIVe au XVIIe siècle. Le chœur aurait été construit au commencement du XIVe siècle et le transept comme la nef daterait de la seconde moitié du XVe siècle. Le clocher primitif était placé au-dessus de la chapelle formant le bras nord du transept où il reste les vestiges d’un escalier à vis et d’une chambre forte avec cheminée. Le clocher que nous voyons aujourd’hui  vint s’ajouter au-dessus de la chapelle sud, mais pas avant le XVIIe siècle 2. Grâce aux données héraldiques, nous allons voir que le voutement de l’ensemble de l’édifice doit être daté de la seconde campagne d’œuvres de la fin du XVe siècle.

Un voutement datable du troisième quart du XVe siècle

Cinq clés de voutes armoriées attendent l’héraldiste à l’intérieur de l’édifice. Il semble bien qu’aucun chercheur ni érudit n’ait tenté une étude de cet ensemble héraldique, assez important pourtant pour une petite église de village. Il faut dire qu’il représente un cas d’école d’un patrimoine héraldique rural, peu ou pas documenté dans les sources écrites et qui garde très souvent ses secrets. Nous allons voir pour autant que nos recherches nous mènent à proposer quelques pistes d’identifications et des hypothèses qui demanderaient une fouille plus méticuleuse dans les archives départementales pour trouver une confirmation.

Le prieur Imbert Rodilhon

Nous commencerons par parler des armes représentées trois fois aux clés de voutes de la nef, du chœur et du bras nord du transept. Elles montrent un écu chargé d’un moulin à vent.

La sculpture représente assez en détail l’architecture de l’édifice, construit en bois sur une base conique, qui se développa à partir du XIIIe siècle dans les pays où la force hydrolique pouvait venir à manquer, comme sur les causses quercynois3.

Un moulin à vent de la fin du Moyen-âge (extrait de J.-P. Legay, L’air et le vent au Moyen-âge)

Le moulin à vent est un meuble très rare en héraldique médiévale, ce qui pouvait laisser espérer une identification plus facile. Malheureusement, aucune famille quercynoise du Moyen-âge n’est connue pour avoir porté un moulin dans ses armes.

Cependant, la tendance majoritaire des armes parlantes dans l’héraldique occitane nous invite à proposer une piste d’identification dans la personne d’Imbert Rodilhon, prieur et curé de Montfaucon dans la seconde moitié du XVe siècle. Ce clerc remplit pendant trois décennies plusieurs fonctions ecclésiastiques dans un arc d’une trentaine de kilomètres entre la Bouriane et le causse de Gramat4.

Nous le trouvons en 1452 échanger avec Pons de Ferrières, sa charge de l’église Saint-Pierre de Gourdon contre celle des trois églises de Séniergues, Montfaucon et Saint-Julien de Lunegarde (Lunegarde, 46). Il obtint ensuite de l’évêque de Cahors l’archiprêtré du Gourdonnais ou de Payrac qui lui fut confirmé en 1457. En 1458, il était prieur de Montfaucon et curé de Lauzès (Lauzès, 46), de Sabadel (Sabadel, 46) et de Séniergues. En 1487, il était encore intitulé prieur de Montfaucon mais, retraité, il demeurait à Figeac (Figeac, 46) où il fonda un obit dans l’église du Puy. Il fit son testament le 24 mai 1492 et fut enseveli dans l’église du Puy de Figeac. C’est son neveu, Jean Sauge qui lui succéda dans ses charges de 1482 à 1508. Le testament d’Imbert suggère un réseau assez complexe d’alliances entre les Rodilhon et la famille noble de Sauge, implantée à La Palisse en Bourbonnais (Lapalisse, 03). Ainsi, jusqu’en 1526, le prieuré de Montfaucon et ses annexes de Séniergues et Saint-Julien, comme les paroisses de Lauzès et Sabadel seront tenus par un membre du clan : Jean Rodilhon (vers 1508-1515), probablement un autre Jean Sauge (1515-1516) et enfin François Sauge (1516-1526). Même si Eugène Sol donne à Imbert Rodilhon une origine gourdonnaise, la proximité entre les deux lignées pourrait indiquer plutôt une origine bourbonnaise de ce personnage. Une famille Rodillon, seigneurs de Chapettes dans la châtellenie de Murat (Murat, 03) et de Verneuil-en-Bourbonnais, est mentionnée dans l’armorial du Bourbonnais du Comte de Soultrait, sans que leurs armes ne soient connues5.

La longévité exceptionnelle de ce prieur à la tête de la paroisse de Montfaucon pourrait facilement expliquer à elle seule la présence de ses armes à trois endroits différents du voutement de l’église Saint-Barthélémy.

Mais l’argument qui nous semble décisif est le lien que nous pouvons faire entre le moulin et le patronyme de ce personnage. En effet, le mot rodilh et son diminutif rodilhon évoquent évidemment la roue du moulin qu’il soit à vent comme à eau. Nous le retrouvons dans la toponymie, fréquemment associé à la présence d’un moulin. Par exemple, le moulin de « Roudillou » le long de la rivière Bournègue à Sainte-Radegonde (Sainte-Radegonde, 24), le moulin de « Roudillou » à Roussennac (Roussennac, 12) et celui de « Roudil » à Castelnau-de-Mandailles (12)6.

La famille de Rodilhon ne paraît pas avoir laissé d’autres traces dans l’histoire locale. Peut-être originaire d’Auvergne, sa présence en Quercy fut possiblement éphémère et seulement liée à des fonctions ecclésiales7. Un dépouillement minutieux des sources écrites du Gourdonnais médiéval pourrait venir nous en apprendre plus sur les origines de ce modeste lignage.

L’évêque Guichard d’Aubusson

L’essentiel du voutement de l’église Sant-Barthélémy est donc probablement datable de l’époque à laquelle Imbert Rodilhon tenait la charge de prieur, donc de 1452 à 1482 au moins. Mais nous allons voir que la voute du chœur peut être datée encore plus précisément grâce à sa clé présentant un écu chargé d’une croix ancrée et d’un chef.

En effet, ces armes sont très probablement celles de l’évêque de Cahors, Guichard d’Aubusson, qui occupa le siège épiscopal pendant seulement un peu plus d’une année, entre le 10 mars 1475 et le 15 juillet 1476.

Ce prélat, précédemment évêque du Couserans (1462-1475), était sorti d’une branche cadette de la grande famille des vicomtes d’Aubusson (Aubusson, 23), originaire de la Marche Limousine. Cette maison portait « d’or à la croix ancrée de gueules ».

En effet, le père de Guichard, Renaud d’Aubusson, frère cadet du chambellan du roi, Jean d’Aubusson, commença la branche cadette des seigneurs de Monteil (Monteil-au-Vicomte, 23).

Il épousa vers 1412 Margueritte de Comborn, dame de Chirac, et ils eurent dix enfants. Certains connurent d’illustres destinées et nous ont laissé quelques marques de l’identité héraldique de cette branche d’Aubusson du Monteil.

Le chevalier Antoine d’Aubusson (1413-<1488), seigneur de Monteil, fut conseiller et chambellan du roi de France (1451-1481), bailly de Touraine (1451) et de Caux (1467-1473), capitaine d’Arques (1473) et de Fontenay-le-Comte (1461). La collection Clairambault des Archives Nationales de France conserve les moulages de six sceaux de ce personnage (n°380 à 385), datés de 1451 à 1481 et qui présentent pratiquement tous un écu à la croix ancrée accompagnée d’un lambel (excepté le plus ancien, le n°380 qui ne montre que la croix d’Aubusson). Il semblerait donc qu’il marquait sa place d’aîné d’une branche cadette par l’adjonction de ce lambel.

Sceau d’Antoine d’Aubusson de 1473 (BNF Coll. Clairambault)

Pierre d’Aubusson (1423-1503), entré dans l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1444, devint en janvier 1476 prieur de la Langue d’Auvergne avant d’accéder quelques mois plus tard (17 juin) à la fonction suprême de Grand-maître de l’Ordre. Pendant l’été 1480, c’est lui qui soutint le siège de l’armée turque contre l’île de Rhodes avec l’aide déterminante de son frère aîné Antoine. Victorieux, les deux frères en tirèrent une immense renommée dans toute la Chrétienté. Les miniatures de la Gestorum Rhodie obsidionis comentarii de Guillaume Caorsin8, écrite peu après en l’honneur du Grand-maître, montrent qu’il portait les armes pleines d’Aubusson écartelées de la croix de la Religion. Ce sont ces armes qui apparaissent aussi dans les armoriaux des Grands-maîtres de l’ordre Hospitalier.

Deux autres fils, Hugues et Louis d’Aubusson, furent successivement évêques de Tulle (Tulle, 19), de 1451 à 1454 pour le premier, et de 1454 à 1471 pour le second. Malheureusement, aucun sceau de ces deux prélats n’a été conservé et la cathédrale de Tulle ne montre pas de vestiges héraldiques de leur passage sur le siège épiscopal9. Une enquête plus complète en Bas-Limousin pourrait apporter des précisions sur les armes qu’utilisèrent ces deux prélats.

Catherine d’Aubusson, abbesse de Sainte-Marie de la Règle à Limoges (Limoges, 87) de 1461 à 1473, fit représenter ses armes sur un pilier de l’église abbatiale que fit relever Monsieur de Gaignères avant la destruction de l’édifice10. Si le relevé du millésime est fautif, nous remarquons bien la présence du lambel à trois pendants qui semble bien caractériser les armes de la branche cadette d’Aubusson du Monteil.

Enfin, Guichard d’Aubusson, notre bref évêque de Cahors, quitta le siège quercynois en 1476 pour occuper l’évêché de Carcassonne jusqu’à sa mort en novembre 1497. Nous retrouvons ses armes peintes sur le plafond de l’ancien presbytère à côté de l’église de Lagrasse dans l’Aude (Lagrasse, 11) 11.

Mais ici, l’écu de Guichard présente la croix ancrée d’Aubusson brisée cette fois d’un lambel d’argent. Il semblerait donc que le chef présent sur l’écu de la clé de voute de Montfaucon soit fautif ou révèle un changement de brisure pendant la vie de ce personnage. Nous préférons penser que ce chef n’est que le résultat de l’absence d’achèvement de la sculpture du lambel authentique.

Nous pouvons donc penser que la branche cadette d’Aubusson du Monteil brisait les armes originelles des vicomtes d’un lambel à trois pendants d’argent et que l’évêque de Cahors, Guichard d’Aubusson les portait ainsi.

Azemar d’Anglars

Pour finir, la chapelle formant le bras méridional du transept présente pour sa part une clé de voute chargée d’un écu portant trois fasces abaissées et un lion léopardé en chef.

Il s’agit des armes de la famille Azemar d’Anglars (Anglars, 46), connue dans la baronnie de Cardaillac (Cardaillac, 46), depuis au moins la première moitié du XIIIe siècle. Selon Esquieu12, elle portait « d’or à trois fasces abaissées de gueules accompagnées en chef d’un lion léopardé du même », mais les preuves de noblesse pour l’entrée de Marie d’Anglars du Claus à Saint-Cyr en 1725, les blasonnent « d’argent à trois bandes de gueules surmontées d’un lion du même passant »13. Le doute demeure donc sur la couleur authentique du champ de l’écu.

La famille d’Anglars a bénéficié d’une étude du Docteur Cadiergues, parue dans le bulletin de la Société des Etudes du Lot en 195214. D’autres sources secondaires15 comme des copies et documents originaux du Cabinet des Titres16 nous permettent de suivre partiellement la famille du XIIIe au XVIIIe siècle sans pouvoir en tirer pour autant des filiations très sûres. Notre connaissance de la lignée est en outre troublée par la présence d’autres familles d’Anglars ou Anglards en Auvergne et alentour.

Si son origine au XIIe siècle dans la vassalité des barons de Cardaillac est plus que probable, le lignage n’apparaît pas dans les sources écrites avant les années 1230. Dans cette première moitié du XIIIe siècle, le mariage d’une fille avec le seigneur Sanchon de Corn fait passer une partie de la seigneurie d’Anglars dans cette famille mais ceux d’Anglars se maintiendront dans la localité éponyme jusqu’au XVIe siècle au moins. Plusieurs branches se détachèrent du tronc principal, en particulier celle des seigneurs du Claud (cne Salignac-Eyvigues, 24) à partir du mariage d’Archambaud d’Anglars avec Gaillarde de Lestrange en 1408 et celle des seigneurs de Laroque du Pont (Laroque, cne Caillac, 46) que nous suivons jusqu’au commencement du XVIe siècle.

Nous n’avons trouvé aucun membre du lignage qui aurait eu un lien direct avec l’église de Montfaucon mais la datation de la fin du XVe siècle maintenant attestée, pourrait nous mener à voir dans Pierre d’Anglars, recteur de Vialolle (cne de Cabrerets, 46) en août 1482 17, une piste possible d’identification. En effet, la proximité de cette localité située à 15 kilomètres au sud-est de Montfaucon et le cumul des charges ecclésiastiques en usage à cette époque nous invitent à faire ce rapprochement, sans pour autant pouvoir en être sûrs.

Au terme de cette rapide étude, nous ne pouvons que rappeler la richesse, souvent sous-exploitée, du patrimoine héraldique dans des édifices mineurs, qui nous mène à mieux connaître l’histoire des différentes zones occitanes, en particulier pour la période médiévale.

Olivier Daillut

  1. Ch. Bémont, Rôles gascons, T.III, 1906, n°2148, 2167, 2168 et 2172.
  2. D’après Valérie Rousset, L’église Saint-Barthélémy (Montfaucon), Conseil général du Lot, notice numérique, 2004, citée dans Archives de pierres – Les églises du Moyen âge dans le Lot, ed. Silvana Editoriale, 2011, p.251.
  3. J.-P. Leguay, L’air et le vent au Moyen-Âge, Presses universitaires de Rennes, chapitre 6 en particulier p.147-164. A lire sur https://books.openedition.org/pur/107807
  4. Sur ce personnage et sa parenté, voir E. Sol, L’Eglise de Cahors : au temps de la lutte contre les Anglais, 1944, p.243, 245, 252 ; ALBE (chan. E.) Transcrit par PEYROT (G.), Monographies des paroisses autour de Thémines (entre Causse et Limargue). », Publications Racines, éd. du Ver Luisant, Brive, 2005, Monfaucon p.435, Lauzès p.209; Abbé CLARY, Dictionnaire des paroisses du diocèse de Cahors, Cahors, 1986, J. HERGENRÖTHER, Leonis X Pontificis Maximi regesta, p.423
  5. G. Des Soultrait, Armorial du Bourbonnais, Moulins, 1857. Par contre la famille de Sauge est méconnue de cet armorial comme de l’ouvrage de Dom BÉTENCOURT, Noms féodaux ou noms de ceux qui ont tenu fiefs en France…, 2ème édition, Paris, 1868.
  6. D’autres lieux nommés Rodilh ou Rodilhon, sans avoir conservé du patrimoine minotier, se situent dans des positions favorables à la présence de moulins à eau ou à vent.
  7. En plus de la famille Rodillon du Bourbonnais, citée plus haut, nous rencontrons aussi une famille Rodilhon en Velay, G. De Jourda de Vaux,Nobiliaire du Velay et de l’ancien diocèse du Puy, Tome VI, 1931, p.72 in G.Paul, Armorial du Velay
  8. BNF ms lat. 6067 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10535160j/f1.Item.R=latin%206067
  9. Le cercueil de Louis d’Aubusson qui portait son gisant et que Baluze décrivit comme d’une grande beauté au XVIIIe siècle, fut malheureusement détruit en1793 (L.L. Niel, Hugues d’Aubusson, XVIIe évêque de Tulle, Bull. De la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze, T.XI, 1889, p.254).
  10. BNF, ms fr 8230 f°145v
  11. Gauthier Langlois, Jean-Pierre Sarret, Georges Puchal, Laura Ceccantini, Julien Foltran. Afficher sont imaginaire et son réseau social en 1492 : le programme iconographique et héraldique des plafonds de la maison du camérier Audoin d’Abzac à Lagrasse (Aude). Bulletin de la Société d’Études Scientifiques de l’Aude, 2022, CXXII, pp.41-72. ⟨Hal-04935827⟩
  12. Essai d’un armorial quercynois, aux suppléments, p.8.
  13. BNF ms fr 32127 f°62 r°
  14. Dr Cadiergues, Anglars et ses coseigneurs, in BSEL T.73, fasc.4, 1952, p.223-246.
  15. Chan.Ed. Albe, L’abbaye cistercienne de Leyme au diocèse de Cahors, in Revue Mabillon, 1926, p.148 et seq. ; E. Sol, L’Eglise de Cahors : au temps de la lutte contre les Anglais, 1944, p.216
  16. BNF Pièces originales 64 ms fr 26548 (documents mêlés de plusieurs familles d’Anglars) ; Carrés d’Hozier n°27 ms fr 30256 et Dossier bleu n°20 ms fr 29565
  17. http://www.archives.quercy.net/qmedieval/histoire/hist_lentillac/moy_age.html

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