Varen, église Saint Pierre

Varen, Rouergue, Guyenne

Ce village rouergat est situé dans la vallée de l’Aveyron (Varen, 82), aux frontières avec le Quercy et l’Albigeois. Il est dominé par une ancienne église prieurale et le château du doyen bénédictin qui dominait la seigneurie du lieu.

Le prieuré fut fondé par Saint Géraud d’Aurillac au début du 10e siècle et il bénéficia d’une importante donation de la comtesse Garsinde de Toulouse vers 972, donnant la seigneurie du village aux religieux.

Au 11e siècle, la possession des reliques du corps de Saint Serge justifia la construction d’une importante basilique accompagnée d’une seconde église plus petite, d’un cloître et de bâtiments conventuels. Si la majeure partie de l’ensemble a disparu, il nous reste aujourd’hui l’ancienne basilique Saint Serge, chef-d’oeuvre roman et aujourd’hui simple église paroissiale placée sous le vocable de Saint Pierre. On peut y observer en particulier un ensemble de chapiteaux sculptés admirables.

La face méridionale de l’édifice garde le souvenir d’un portail, aujourd’hui muré, qui reliait la nef au cloître disparu. Cette ancienne ouverture porte à sa clé de voute un écu armorié.

Les armoiries figurées présente un écartelé d’un château et d’un lion.

Ce sont les armes de Jacques de Castelnau-Bretenoux, que nous avions déjà rencontré comme abbé de Maurs entre 1500 et 1524 (voir notre article sur Maurs). comme le prieuré de Varen, l’abbaye de Maurs dépendait aussi de Saint-Géraud d’Aurillac, et nous pouvons penser que Jacques eut successivement ou en même temps la charge des deux établissements.

La famille quercynoise de Castelnau-Bretenoux (46), portait depuis 1315 un « écartelé de gueules au château d’or (qui est de Castelnau-Bretenoux) et d’argent au lion de sable (qui est de Calmont d’Olt) ».

Quelques décennies plus tard, Varen fut marqué par les violences liées aux Guerres de Religion et le vilage fortifié fut le théatre de plusieurs batailles entre Huguenots et Catholiques. En 1581, le doyen, membre du lignage de Cardaillac, fut assassiné et notre portail muré garderait le souvenir de cet événement. En effet, il porte aujourd’hui le nom de « Passage de Cardaillac ».

Olivier Daillut-Calvignac

Source : http://www.varen.fr/fr/vie-culturelle/histoire-et-patrimoine.html

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